SCUBA - PHOTOGRAPHY

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l'actualité sous-marine en image

A la pêche aux ...

Il est rare de ne pas trouver quelques coquilles sédentarisé sur les rocher de nos digues, festin ou appâts de nos belles daurades méditerranéennes. Aujourd'hui j'ai souhaité faire un focus sur les coieux, gaieux, corbin, béfin ou encore mousche de mer…

 

Tous ces noms symbolise une seule et même espèce de ce mollusque bivalve que tout le monde connait. Il s'agit bien entendu de la moule.

En 1866, Louis Figuier soutenait que la Moule est plus intelligente que l'huitre puisqu'elle seule est capable de se déplacer. L'argument n'est peut être pas convaincant, mais il est vrai que la Moule, au contraire de l'huitre, n'est pas fixée à son rocher pour la vie.

 

La moule s'agrippe à son support par une touffe de fils qui constitue le byssus, (faisceau de filaments protéiques). La production de ce byssus est digne de la plus haute technologie. La moule commence par allonger à l'extérieur de sa coquille son "pied", une masse musculeuse qui ressemble plutôt à une langue.
Elle sécrète alors un liquide blanc qui s'écoule le long d'une mince gouttière creusé dans ce pied avant de s'étaler en une pastille ronde sur le rocher. En quelques secondes, le liquide sèche et forme un fil de couleur brun clair qui relie solidement la moule à son support.

Elle synthétise ainsi l'ensemble des fils de son byssus. Si les conditions du milieu ne lui conviennent pas (par exemple si on l'a placée au fond d'un aquarium), la moule peut produire de nouveaux fils et se fixer un peu plus loin, gagnant ainsi lentement un lieu plus satisfaisant.

 

En tant qu'animaux filtreurs, elles sont susceptibles de bioaccumuler des toxines émises par certaines espèces planctoniques dont elles se nourrissent.
Elles absorbent et bioaccumulent aussi certains polluants toxiques, et doivent dans un même temps affronter une compétition pour l'espace disponible sur la zone intertidale.


Vous connaissez mon intérêt pour les récits de naufragés. Eh bien j'ai pu lire un récit publié à la fin du XVIe siècle, ou la culture de la moule serait née en 1235, à la suite du naufrage d'un voyageur irlandais dans la baie de l'Aiguillon en Charente-Maritime.

Patrick Watson, un marchand de moutons, aurait été le seul rescapé et aurait survécu en capturant des oiseaux à l'aide de filets tendus entre des piquets de bois enfoncés dans le sable.

 

Il aurait constaté que ses cordes se couvraient rapidement d'une multitude de petites moules qui se développaient ensuite plus rapidement que celles fixées sur les rochers et étaient bien meilleures.
En fait, cette technique semble avoir été maîtrisée plusieurs siècles avant cette belle histoire de naufragé ingénieux, mais elle ne s'est réellement développée qu'à partir du milieu du XXe siècle.

Pour conclure (trop) rapidement ce vaste sujet, il faut noter qu'en France nous consommons environ 112 000 tonnes de moules, dont presque la moitié est importée.

 

Les premiers fournisseurs étant les Pays-Bas, puis l'Espagne, l'Irlande et l'Italie. L'espèce Mytilus edulis représente la plus grande part de la consommation, et secondairement Mytilus galloprovincialis. Une toute petite part des moules d'industrie est constituée de moules vertes de Nouvelle-Zélande Perna canaliculus.

 

Bonne Brasucade les amis ...

 

 

Source : Le Bestiaire / Wikipédia

 

 

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