SCUBA - PHOTOGRAPHY

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l'actualité sous-marine en image

Des épaves méditerranéennes pour les N1 !

A plusieurs reprises quelques camarades de niveau Niveau 1 m’avaient interrogé sur la possibilité de plonger sur des épaves …

 

Il est vrai que pour la plupart des novices ainsi que les non-palmés, la notion de plongée sur épaves est synonyme de profondeur.

Pour ma part, j’ai attendu un niveau 2 pour plonger sur ma 1ere épave, le Grec.

 

Quelques jours après, j’ai pu partager une plongée avec ma chère et tendre (N1), sur une épave aux abords de Porquerolles, le Cimentier.

Ce fut une magnifique plongée malgré la faible profondeur. C’est justement en repensant à ces instants là que je me suis interrogé sur les épaves méditerranéennes accessibles au 1er Niveau.  

 

Ci-après je vous propose les plus connues d’entres elle, mais j’imagine qu’il en existe bien d’autres dont par exemple un Stuka crashé près de Giens, et reposant entre 4 et 5 mètres de profondeur. Ces plongées sont très adaptées pour les débutants, et cela leur permet de découvrir une des variantes de la plongée sous-marine.

Je vous proposerai dans les prochaines semaines des épaves corses, dont certaines sont aussi accessibles au N1.

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LE CIMENTIER

Type épave/site : béton / Zone de Porquerolles
Profondeur minimum : 3 mètres
Profondeur maximum : 15 mètres

 

Historique de l'épave :

L’origine du naufrage du Cimentier est incertaine. La date de celui-ci n’est pas mieux connue (le bateau étant en béton, son état de conservation ne varie pas énormément d’année en année).
L’hypothèse généralement admise est la suivante : le Cimentier aurait été coulé par l’armée allemande lors de la seconde guerre mondiale afin de « casser » la vague qui se formait entre la pointe Nord-Ouest de l’Ile de Porquerolles et l’ile du Petit Langoustier, les jours de fort mistral. L‘état général de l’épave (pas de machinerie, pas d’hélice, pas de superstructures…etc) vient renforcer cette possibilité.
L’autre hypothèse (naufrage lors de travaux en mer) parait moins convaincante.

 

Description :

Située juste à côté de la tourelle de la Jaume Garde, c’est une des rares épaves accessible dès le niveau 1. Certains clubs proposent même des baptèmes autour de celle-ci. Le Cimentier est à la presqu’ile de Hyères ce que le Spahis est au Lavandou, ou le Chaouen aux Marseillais : le lieu idéal de découverte de la plongée sur épave pour un débutant.
L’avant, qui a éclaté, repose sur 15 mètres, profondeur maximale de l’épave. Des ferrailles rouillées sortent de toute part, mais les plongeurs autonomes peuvent pénétrer sans risque dans sa grande cale éventrée. La visibilité est presque toujours bonne, et les conditions de plongée sans surprise. Pas de courant et peu de houle, le site étant relativement protégé par l’ile de Porquerolles, située à proximité.

 

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LE CHAOUEN

Type épave/site : Cargo / Zone de Marseille

Profondeur minimum : 6 mètres

Profondeur maximum : 36 mètres

Historique de l'épave :

Le Chaouen fut lancé en 1961 à Travemünde en Allemagne. Cargo transporteur d’agrumes, il mesurait 90 mètres de long, 13,5 mètres de large et jaugeait 1.550 tonneaux. Sa propulsion était composée de deux moteurs de 1.370 CV.
Le 21 février 1970, le Chaouen bat pavillon marocain et fait route sur Marseille avec à son bord 640 tonnes d’oranges. La mer est calme, un léger mistral souffle. Vers 22h30, le Chaouen heurte le sec de la Pierre à la Bague au Nord-Ouest de l’île du Planier. Sa coque se déchire sur tribord et il finit sa course dans la petite crique à l’Ouest du Planier. On ne sait toujours pas comment le navire en est arrivé là. Erreur de navigation, négligence du Capitaine ou de l’équipage ?
Malgré l’intervention du remorqueur Provençal 15, le Chaouen reste bloqué dans les rochers. Le Mistral s’étant levé, le Provençal 15 doit abandonner son sauvetage vers 2h30. Vers 6h, l’eau a envahi les cales et la salle des machines. A 13h30 le Capitaine Freton donne l’ordre d’abandonner le cargo, et trois quart d’heures plus tard le Chaouen se couche sur bâbord pour sombrer définitivement.

 

Description :

Le Chaouen est une épave sur laquelle il faut plonger par beau temps et mer calme. L’île du Planier ne protège ni du mistral ni du vent d’Est. Peu de courant sur le site. Le mouillage est possible dans la petite crique. Il est important d’avoir un phare si l’on veut profiter pleinement du navire.
Couché sur bâbord, la plongée se fait le long du pont. C’est une épave magnifiquement conservée.
Par 4-5 mètres trônent deux magnifiques ancres. Puis vers 5-6 mètres la proue apparaît, ouverte, et quelques dizaines de mètres de chaînes en sortent. L'épave, orientée vers l’île du Planier, a émergé de l’eau pendant de nombreuses années, mais les tempêtes et autres coups de mers l'ont depuis fait glisser. Les treuils sont toujours présents. En direction de la poupe la cheminée est intacte, par contre le château avant gît sur le sable avec le deuxième mât de charge. De nombreuses trappes et ouvertures permettent un accès facile aux cales, salle des machines, cabines ou salon. La salle des machines est encombrée de câbles dont il faut se méfier. De nombreux objets restent visibles à l’intérieur du Chaouen. Descendant vers la poupe, il faut s’arrêter vers le mât radar qui permet de contempler le Chaouen dans son ensemble.
A 36 mètres, vous contemplez l’hélice (qui n’est pas en bronze) et le gouvernail. La coque à tribord est remarquablement conservée.

 

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LA PUISSANTE

Type épave/site : Gabare / l'île du levant
Profondeur minimum : 10 mètres
Profondeur maximum : 15 mètres

Historique de l'épave :

La Puissante était une gabare, c’est à dire une embarcation destinée au transport de marchandises. Construite en 1936 par les chantiers de France (Dunkerque), elle servira en Afrique du Nord, notamment à Mers-el-Kebir et Bizerte, puis sera rapatriée sur Toulon au début des années soixante.

Elle mesurait 45,5 m de long sur 8,5 m de large. Sa machinerie était à vapeur et développait 500 CV lui donnant une vitesse de 9 nœuds. Elle avait un mât autorisant le levage de charges de 15 tonnes. La Marine Nationale s’en sépare en 1962. Vers 1964 la Puissante va servir de cible à un sous-marin de classe Doris qui la torpille et la coule.

 

Description :

L’épave est peu fréquentée car située à la limite de la zone militaire de l’île du Levant. Or il est difficile d’obtenir l’autorisation des militaires de plonger dessus. Les clubs hésitent à se diriger dessus, car en cas de refus les sites de remplacement sont éloignés.

C’est une épave accessible par vent d’Est et Ponant car l’île fait écran. Par contre le mistral vous entraînera directement sur la zone militaire. La Gabare bien qu’abîmée par un torpillage ressemble encore à un navire à l’inverse de bateaux comme le Ferrando ou le Prophète. La partie la mieux conservée de la Puissante est la poupe.

Elle est inclinée sur son flanc bâbord. Les bordages sont présents, de même que l’hélice et le gouvernail qui sont en bon état. Une énorme chaîne part de la poupe en direction de l’Est. Les bittes d’amarrages sont visibles. Quelques trappes permettent d’accéder à la cale arrière. En se dirigeant vers la proue, les superstructures ont disparues, certainement à la suite du torpillage. Tout le tiers avant n’est plus que ferrailles. Il ne subsiste qu’un mât et la proue dressée vers la surface.

 

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LE RAMON MEUMBRU

Type épave/site : Cargo / Zone de Cavalaire

Profondeur minimum : 17 mètres

Profondeur maximum : 22 mètres

 

Historique de l'épave :

Construit en 1873 par les chantiers Gilbert et Cooper (Hull), le navire fût baptisé Elguezabal, Ballesreros n°2, puis Derwent et enfin Ramon Meumbru.
Le Ramon mesurait 80 mètres de longueur et 11 de largeur. Sa jauge était de 1153 tonneaux. Il avait une particularité exceptionnelle pour l’époque : il était doté de 5 cloisons étanches.
Les causes et la date exacte du naufrage sont incertaines. Il aurait sombré début juin 1921 suite à une explosion. L’équipage composé de 37 hommes fût récupéré par le vapeur Cabo Vilano.

 

Description :

L’épave est située juste à la sortie du port de Cavalaire où la circulation en pleine saison est intense. Un mouillage est conseillé avec descente et remontée le long de celui-ci, plutôt qu’une récupération au parachute en pleine eau.
Posé sur son flanc tribord le Ramon gît sur un fond vaseux de sable par 22 mètres de fond. La visibilité est médiocre, il y a beaucoup de sédiment tant sur l’épave que sur les algues qui l’entourent, ce qui lui donne un aspect terne et triste.
« Tas de tôles » serait le terme approprié pour le désigner. Seul le flanc bâbord a conservé sa coque. L’épave a été démembrée par des scaphandriers et aujourd’hui il est très difficile de reconnaître quelque chose. Superstructures, machines, et hélice ont disparu. Sur ce qui fut le pont, ce n’est plus que ferrailles et tôles enchevêtrées. Des ouvertures existent sur bâbord, mais celles-ci sont très étroites et ne permettent pas d’y pénétrer aisément. Elles nécessitent un décapelage, et au vu de la couche de sédiment présente sur le site, il est fortement déconseille de s’y aventurer.

 

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LE SPAHIS

Type épave/site : Vapeur en fer / Zone du Lavandou

Profondeur minimum : 12 mètres

Profondeur maximum : 25 mètres

Historique de l'épave :

Le Spahis était un vapeur de 52,8 mètres de long et 7,45 mètres de large, lancé à La Seine en 1864.
Il a appartenu à la Compagnie de Navigation Mixte jusqu'en 1874, puis successivement à la compagnie Fraissinet (jusqu'en 1883) et à la compagnie Morelli jusqu'à son naufrage le 9 octobre 1887.
En pleine nuit, aveuglé par l'orage, il entre en collision avec l’île de la Fourmigue. Il s'enfonce lentement par la proue, entrainant avec lui quelques passagers. Il est difficile de chiffrer à ce jour le nombre exact des pertes humaines. Une estimation fait état d'une vingtaine de personnes disparues sur la centaine d'occupants du navire. Les survivants, qui ont trouvé refuge sur l'îlot seront secourus le lendemain matin par les pécheurs du Lavandou.

 


Description :

Située en pleine mer l’île de la Fourmigue est un minuscule rocher perdu dans la baie du Lavandou à 3 km environ de la côte. Elle est surmontée d’un phare afin d’éviter aux bateaux la nuit le sort du Spahis. L’île étant toute petite et peu élevée, elle est soumise à tous les vents (Mistral, vent d’Est…).
Le mouillage ne sera donc possible que si la météo est clémente. Autre option : largage et récupération au parachute. Le Spahis est situé au Sud-Ouest de l'îlot.
La découverte de l'épave commence vers 10-12 mètres, où on peut encore contempler la chaudière.
Le plus gros des restes du Spahis se trouvant dans la zone de 20 à 25 mètres. Seule la proue est dans un état de conservation intéressant. Couchée sur babord, elle offre à la vue du plongeur ses chaumards et son gros cabestan central. Bien que très abimée, l’épave est agréable à contempler. On peut sans risque pénétrer à l’intérieur, car le bois du pont a disparu laissant le bardage à nu. La roche qui surplombe le site est parsemée de débris (ferrailles, tôles...) appartenant au Spahis et au Général Paoli qui a sombré en 1881.
Cette épave a un autre intérêt, elle est tout à fait accessible pour une plongée de nuit. Ce site revêt alors beaucoup plus d’intérêt car les poissons sont plus visibles que durant la journée.

 

 

Pour aller plus loin, une suite est disponible ICI

 

 

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