SCUBA - PHOTOGRAPHY

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l'actualité sous-marine en image

Et encore des épaves.... pour les N1 !

Suite à l’article des épaves accessibles au Niveau 1 (-20m), j’ai reçu un certain nombre de messages très positifs, dont certains provenaient même de plongeurs confirmés assez ravis de parler de ces «petites épaves» palpables sous quelques mètres d’eau…

 

Parmi eux le sympathique Laurent Stievenazzo qui tout naturellement proposa quelques informations supplémentaires en commentaire, que je vous livre ci-après.

Né d'une famille de plongeur auvergnat (Clermont Ferrand), c’est dans les années 78, 80 qu’il devient membre du Club Arverne de plongée (qui a à ce jour rassemble environ 370 adhérents).
C’est en 2007 qu’il se rapproche de la méditerranée, à Angeles sur mer. Il est N3 E1 avec environ 200 plongées dans l'année, et le plus souvent dans moins de 20 mètres d'eau…

Il me rapporta donc l’histoire et les infos d’un premier spot, celui du Pythéas…

 

…un trois mâts à vapeur de 52 m de long pour 7 de large, construit en 1856 à Londres. Il cabote d'abord pour la Société Phocéenne de Navigation Altaras, Caune & Cie, pour laquelle il effectue des liaisons entre Marseille et l'Algérie. Après un changement de machine en 1887, il est vendu en 1888 à Artaud et Seytre, puis en 1890 au négociant Amadou Hérail de Sète. En 1894, il passe entre les mains de la petite compagnie marseillaise Louis Castaldi & Fils, et fait la liaison Marseille, Port-La-Nouvelle, Port Vendres.

Le 19 octobre 1897, avec une cargaison de 170 tonnes de marchandises en provenance de Marseille, le Pythéas se dirige vers Port Vendres dans un épais brouillard. Le capitaine du navire, Roca, un enfant du pays, est inquiet. Il est 11h et les membres d'équipage ne voient pas le phare. Le vapeur ralentit, mais alors que la sonde est encore de 9 brasses, un sinistre craquement retentit, déchirant le silence pesant.

Le port n'est pas loin, les sifflets du navire attirent les deux pilotes du port, qui alertent aussitôt les secours. Vers 8h30, l'arrière du Pythéas s'incline et tout le bateau s'affaisse. Seul l'avant sort de l'eau, comme pour escalader la falaise.

La plus grande partie de la cargaison sera récupérée par trois scaphandriers de Marseille avant qu'une forte tramontane n'achève de couler le navire.

Aujourd'hui il ne reste plus grand chose de ce navire, quelques membrures, la chaudière, les ancres ainsi que quelques débris de la proue.

La proue et la chaudière sont à 12 mètres de fond. Les ancres sont après une arche a environ 50 mètres à l’arrière de la proue dans un fond de 6 mètres.

Pour le retour, il faut garder le rocher main gauche, jusqu'à une fissure à 9m de profondeur. Il faudrat ressortir au niveau du point de départ.

Laurent a déposé un baril jaune il y a deux semaines pour plus de commodités quand on s’y rend en bateau. Surtout que des ancres ont arraché deux petits morceaux de l'épave (déjà qu'il n'en reste plus grand chose...).

Pour s’y rendre en partant du bord : aller à la jeté tribord (rouge) de Port Vendre. Le plus simple est de ce mettre à l'eau au tube de la station d'épuration (qui ne donne plus) suivre la roche main droite et rester sur un fond de 12 mètres on est obligé de tomber dessus.

Le retour a une variante : si on trouve l'arche et les ancres revenir en arrière et à la sortie de l'arche garder la roche main gauche ; à 9 mètres une faille se présente, passer dans cette faille (les uns derrière les autres en restant bien plaqué au sol). A la sortie de cette faille vous retrouvez le tube et il suffit de le suivre pour retrouver la sortie.

 

 

Son 2eme spot est l’épave de la « Pelle Mécanique »

 

L'histoire (témoignage) indique qu’elle a servi à enfouir le tube de l'émissaire de la station d'épuration de Banyuls ; d'ailleurs elle se trouve en face de la station. A quelques mètres au Sud on trouve le départ du tuyau, et si l’on suit celui-ci à 100m environ on trouve le traineau de la pelleteuse qui servait à porter les morceaux de tuyaux.

Dépolluée et abandonnée sur place pour des questions d'argent....

 

Il existe une autre épave "sans nom"

Dans la partie droite de la "fosse" de Banuyls à 20m, juste en face du laboratoire.

Suivre le cap Nord-Est (perpendiculaire à la plage de mise à l'eau). Au bout de quelques coups de palmes vous trouverez dans 3m d'eau un gros moteur de bateau avec son arbre de transmission et son hélice (à laquelle il manque 2 pales - moteur Compound). Gardez ce cap et palmez jusqu'à trouver dans 10m d'eau une grosse cuve métallique. Cherchez bien dedans une mostelle y habite, ainsi qu'un congre "borgne"... Une fois à la cuve prenez à droite et palmez (environ 4') en suivant TOUJOURS la ligne de fond des 8 et 10m. Vous allez traverser une partie sableuse puis passer au dessus d'une partie rocheuse avant de trouver une autre partie sableuse. Palmez encore un peu et vous ne tarderez pas à la trouver.

Quant au moteur et à la cuve il s'agit des restes d'un vapeur qui s'est échoué sur la côte par vent d'Est un peu comme le Pythéas sauf que celui-ci était en bois. Il ne reste plus rien de la coque, seuls subsistent la machine compound avec l'arbre d'hélice et la chaudière qui autrefois étaient à proximité et que les tempêtes successives ont déplacées à 50m à une profondeur de 11m.

 

Pour aller plus loin…je vous conseille le site d’Epaves-Passion, et pour lecture la série du Sommeil des épaves.

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