SCUBA - PHOTOGRAPHY

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l'actualité sous-marine en image

La chasse à la baleine a de beaux jours devant elle...

Déjà ternie par des accusations de corruption, l’image de la Commission baleinière internationale (CBI) a de nouveau été écornée cette semaine au Panama avec l’échec des négociations en vue de créer un sanctuaire pour les cétacés. C’est à se demander à quoi sert cet organisme dont la vocation première est de les protéger…

Trente-huit Etats (dont l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay), contre vingt-et-un qui y étaient hostiles, souhaitaient l’instauration d’une zone de tranquillité dans l’Atlantique Sud. Un chiffre non négligeable, mais insuffisant au regard du fonctionnement de la Commission, sachant qu’une majorité des trois quarts est nécessaire pour qu’une proposition soit adoptée.

 

La mise en place d’un sanctuaire pour les baleines est-elle un serpent de mer ? C’est en tout cas le troisième vote négatif en l’espace de onze ans. Intense, le lobbying du Japon continue visiblement de porter ses fruits. Il franchirait toutefois les limites de la légalité aux dires de Milko Schvartzman, responsable pour l’Amérique latine de la division Océans chez l’association écologique Greenpeace, convaincu que les pouvoirs publics nippons achètent le suffrage de certains pays volontiers corruptibles. « C’est quelque chose de très triste et négatif que les gouvernements comme ceux des Caraïbes et de quelques îles du Pacifique aient voté non alors qu’ils ne chassent pas la baleine », a-t-il précisé.

Très triste en effet, cet immobilisme savamment entretenu à grands renforts de yens depuis de longues années et « justifié » par le manque de « fondement scientifique ». Moralement inadmissibles, ces petits arrangements entre « amis » interviennent de surcroît dans un contexte très défavorable pour les cétacés, menacés par l’acidification des océans, par une pollution marine qui ne cesse de s’aggraver ainsi que par des projets d’exploitation pétrolière et gazière dans l’Arctique qui inquiètent grandement les associations de défense de la nature.

 

La Corée du Sud donne le coup de grâce à la biodiversité marine

« Au large de l’île de Sakhaline (Russie), les groupes pétroliers envisagent de construire de nouvelles plates-formes de forage offshore à proximité de l’aire d’alimentation de la baleine grise du Pacifique Nord-Ouest, espèce en danger critique d’extinction. On compte aujourd’hui moins de cent trente baleines, dont vingt-six femelles. La perte de seulement une ou deux femelles reproductrices chaque année pourrait entrainer l’extinction définitive de cette espèce », a alerté le WWF, également cité par le quotidien et selon lequel « la pression exercée par les activités humaines sur les baleines, les dauphins et les marsouins est particulièrement forte ». « Nous pensons que ces nations ont voté en prenant en compte l’utilisation durable des ressources marines », a répliqué, sans convaincre, Shigehito Numata, co-responsable de l’Agence des pêches du Japon cité par Le Monde.

Un malheur n’arrivant que rarement seul, la réunion annuelle de la CBI a par ailleurs vu la Corée du Sud officialiser sa volonté de se lancer dans la pêche à la baleine à des fins scientifiques. Un moratoire commercial, certes violé d’entrée de jeu par le Japon (qui argue précisément de motivations scientifiques pour justifier ses captures), l’Islande et la Norvège, étant en vigueur depuis 1986, les autorités du pays ne pouvaient en fait pas prétendre autre chose.

 

Persister à garder le silence eut par ailleurs été malvenu au regard du « nombre élevé de prises accessoires de cétacés dans ses eaux territoriales », a rappelé l’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux), pour qui « la chasse scientifique à la baleine n’est qu’un déguisement de la chasse commerciale ». Et son directeur du Programme sur les baleines Patrick Ramage de déplorer une « marche arrière que l’on n’attendrait pas de la Corée du Sud, qui a récemment pris des mesures importantes contre la chasse illégale à la baleine. S’il est mené à bien, ce plan exposera des baleines dont les effectifs sont déjà décimés à un massacre cruel sans aucune utilité, alors que les cétacés sont plus menacés que jamais. Nous prions vivement la Corée du Sud d’abandonner ce plan dès maintenant ».

Noter bien que depuis trois ans maintenant, l'Islande négocie pour adhérer à l’Union européenne. Des négociations très difficiles désormais alors qu'il y a deux ans, les Islandais se sont montrés plus que favorables, c’était juste après l’écroulement de leur économie.
Mais cela n’a pas duré. Les difficultés actuelles de la zone euro et les dossiers sensibles de la pêche et de l’agriculture font qu’aujourd’hui, la probabilité que ces négociations aboutissent à leur entrée dans l’Union est très faible. Les Islandais n’acceptent pas les quotas de la pêche au maquereau et ils continuent de pêcher la baleine malgré l’interdiction de l’Union européenne!

 

Ceci dans le but également de conserver leurs tradition annuelle, et ce depuis le IXème siècle. Et oui, dans les îles Féroé situées entre l'Ecosse et l'Islande, (1200 kms de Londres...), cette coutume consiste à tuer des baleines et des dauphins au couteau ou à la hache. Ce massacre est un hommage aux Vikings dont les Féroïens sont les descendants.

Après tout ceci, nous parlons bien d’évolution humaine, d’espèce intelligente non ??

Et encore, ce n’est qu’un sujet parmi des millions d’autres, ... en somme, une goutte de merde dans nos océans !! 

 

Source: zegreenweb.com

 

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