SCUBA - PHOTOGRAPHY

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l'actualité sous-marine en image

La légende du Goubet

Toute période dans une vie, bonne ou mauvaise est à chaque fois une expérience. D'un point de vue très théorique, une expérience est un engagement dans une situation de mise à l'épreuve d'un élément d'ordre spéculatif.

 

Cette situation et cet engagement ne sont pas toujours recherchés, il arrive ainsi qu'on parle d'expérience mystique quand se produit une révélation d'ordre spirituel, mais le plus souvent c'est le morceau de vie subjectif d'une personne, pouvant aller jusqu'au traumatisme selon la difficulté à surmonter cet obstacle, cette infortune, et crée une certaine détresse...

Comme tout, cela à un début, et une fin. Dans certaines cultures, il convient d'entériner ce passage par une fête, une méditation, voir un isolement. Les caractères des "survivants" optent souvent pour ces actions de clôture,  afin d'expier une douleur ou un manque.

 

Ce début d'article solennel n'est qu'une mise en situation de l'objectif de ma prochaine grande aventure dont je vous parlerai bien entendu dans quelques temps. Ce n'est bien sûr pas la peine d'en rédiger un article sur ce blog de plongeur, en tout cas dès à présent, mais je me dois de vous avouer que les préparatifs de cette expédition, me ramène à une  certaine discussion engagée avec quelques amis légionnaires sur la plage d'Arta à Djibouti.

 

Il s'agit de "l'affaire Cousteau" et du monstre marin que beaucoup d'entre nous connaissent.

 

L'affaire éclata le 26 juin 1995: Stéphane Swirog, livre l'information, rapportant brièvement une histoire relatée par l'un des de ses collègues militaires stationnés à Djibouti : il s'agissait d'une découverte effectuée par le commandant Cousteau dans une fosse marine au large de Djibouti, où se situent des ilots dans le golfe de Tadjoura et plus particulièrement dans la passe de El-Kharab. Selon le Commandant, elle n'aurait pas été révélée car elle aurait entrainé des conséquences trop importantes sur les connaissances actuelles…

L'expérience aurait consisté à immerger une carcasse de chameau dans une cage destinée à l'observation des requins et la cage en serait ressortie broyée. Aucune preuve ne confirme le sujet mais cette rumeur est très répandue en république de Djibouti.

 

En 1996, autre témoignage d'un militaire qui était en mission dans la région. Il indique que l'équipe Cousteau serait arrivée à Djibouti et aurait effectivement plongé une carcasse dans une cage, et celle-ci aurait été entièrement broyée lors de sa remontée.


Le Commandant aurait plongé et vu quelque chose : il aurait déclaré que ce qu'il avait vu était trop important pour le dévoiler à l'humanité. La découverte du commandant serait-elle "la chose" dont parle Pierre Clostermann ?

 

L'étude des grands fonds et des fosses abyssales est encore incomplète et si cette information se révélait exacte, elle confirmerait sans aucun doute l'existence d'une espèce animale particulièrement fantastique, inconnue ou à redécouvrir.

Beaucoup pensent à l'ancêtre du grand blanc, le gigantesque carcharodon Mégalodon du miocène. Il s'agit probablement du plus gros poisson ayant jamais vécu, avec une taille oscillant entre 15 à 25 mètres et des dents de 20 centimètres de haut, les mâchoires de ce super géant des mers ayant une ouverture oscillant entre 1,50m et 1,80m.


En 1954, le cotre australien Rachel Cohen passait en cale sèche à Adelaide pour un carénage : il est très intéressant de noter que le demi cercle décrit par l'implantation des dents et des traces avait pratiquement un mètre de rayon. Le capitaine dudit bateau a eu souvenir d'un gros choc s'étant produit de nuit lors d'une tempête au large de Timor. Après une étude approfondie de la coque, des ichtyologues australiens ont conclu que l'animal possesseur d'une telle dentition devait mesurer approximativement 24 mètres. Il y a quelque part dans le pacifique, sans doute normalement en grande profondeur, des requins de la pire espèce ayant cette taille.
Closterman cite dans son livre le témoignage de David G.Stead du muséum de Sidney, qui écrivait en 1963 dans "sharks and rays of australien seas" :


" J'ai eu entre les mains des dents de carcharodon draguées dans le pacifique ; ce n'étaient pas des fossiles, quelques unes étaient même trés récentes et avaient appartenu à des spécimens de 25 à 30 mètres de long."


L'aire de répartition du grand blanc est immense ; il est connu dans toutes les mers du monde. Quand au carcharodon Mégalodon, s'il existait encore, il devrait habiter les mêmes biotopes mais certainement à des profondeurs plus proches de celles où sont censées vivre les calmars géants.

Noel Kemp, géologue agréé du Tasmanian Muséum, compare dans l'illustration une dent fossile avec la mâchoire complète d'un grand blanc mesurant 5 mètres : la grosseur de la dent fossile indique qu'elle a appartenu à un requin de 12 mètres de long. Il ne serait donc pas étonnant de trouver au large de Djibouti de tels animaux, le grand blanc fréquentant du reste cette zone de l'océan indien.


Même si l'hypothèse du carcharodon Mégalodon est séduisante, d'autres "suspects" pourraient fort bien être retenus. Certaines personnes parleraient même d'un animal préhistorique…

 

On peut penser au Mosasaure, qui vivait au crétacé, à la fin de l'ère secondaire. Il s'agissait d'énormes lézards dont le corps faisait penser à celui d'un énorme crocodile. Avec leurs puissantes dents, ils pouvaient broyer n'importe quoi et pourquoi pas une cage à requins ? Ces animaux avaient une longueur oscillant entre 12 et 15 mètres et étaient les grandes terreurs des océans de l'époque. Ils sont officiellement éteints depuis 70 millions d'années mais sous la dénomination de serpent de mer, on retrouve souvent leur silhouette caractéristique de très grand crocodile.


Au crétacé inférieur vivait le Kronosaurus qui était le plus grand et le plus lourd des plésiosaures à cou court de la région australienne et qui était une version reptilienne de notre actuel cachalot. Son crâne aplati au sommet, long et massif, mesurait 3 mètres, pratiquement le quart de la longueur totale de son corps, et était plus grand et plus fort que celui du plus gigantesque des dinosaures carnivores. La longueur totale de l'animal a été évaluée entre 12 et 15 mètres. L'un de ses derniers représentants est certainement celui qui fit la stupeur de l'équipage de l'U 28, le 30 juillet 1915.

Le sous-marin torpilla dans l'atlantique nord le navire britannique Iberian et à la suite de l'explosion sous-marine de ce dernier, les membres de l'U 28 aperçurent avec les débris de l'épave un gigantesque animal soulevé par la déflagration : selon le rapport du commandant du sous-marin, Georg Gunther Freiherr Von Forstner, l'animal qui disparut dans l'eau au bout de 10 à 15 secondes mesurait environ 20 mètres de long et ressemblait par sa forme à un crocodile, avec quatre membres munis de puissantes palmures et une longue tète s'effilant en pointe. Etonnant témoignage, surtout lorsque l'on sait qu'il émane d'un marin professionnel.


Le dernier prétendant à ce mystère pourrait être, comme le suggère Christian le Noel, crypto zoologue reconnu par ses nombreuses expériences sur le terrain, une pieuvre géante de type grégaire vivant dans d'immenses trous ou cavernes et n'ayant aucune raison de remonter à la surface. L'exemple le plus significatif de l'existence de tels monstres est celui relatif au cadavre retrouvé à Saint-Augustine en 1896, dont les restes immenses appartenaient à une espèce de pieuvre dont les mensurations n'ont aucune commune mesure avec les plus grosses que nous connaissons actuellement. Des pieuvres inconnues aussi grandes n'auraient eu aucune difficulté à broyer des cages à requins. C'est certainement la piste la plus intéressante à suivre, c'est aussi la croyance des indigènes de la régions. Mythologie marine ou pas mon cher Pascal Zani?


Tout est possible, surtout en fonction des croyances de chacun. Le seul élément à notre disposition, matériel mais non visible, est le fait que la cage à requins fut broyée par un animal ayant une force considérable. L'élément qui nous manque est celui concernant l'état de la dite cage et nous ne savons pas non plus si les indices relevés à son examen sauraient nous faire remonter jusqu'à la véritable identité de l'agresseur.

Notons que dans son ouvrage "Monstres des lacs et des Océans" (éditions plein sud, 1996) Richard D. Nolane précise que d'après Jean Jacques Barloy, le commandant Cousteau aurait réussi à filmer le monstre et conserverait le document dans un coffre avec ordre de ne jamais l'en sortir car il serait de mauvaise qualité et néfaste à sa réputation. Il y aurait aussi une brochure qu'un des correspondants de Barloy aurait eue entre ses mains.

 

Barloy au cours de l'émission Sciences au naturel de Marie-Odile Monchicourt diffusée le 5 octobre 1987 sur France-Inter, révéla :

" Le monstre de Djibouti vivrait dans le Goubet, qui est une sorte de petite mer intérieure aux eaux noires et bordées de falaises verticales. Le monstre y serait entré autrefois et ne pourrait plus en ressortir (soit parce qu'il a grandi, soit parce que les courants l'empêchent de partir). Cette créature ressemblerait à une gigantesque raie. Tous les ans aurait lieu une cérémonie organisée par des habitants du lieu qui considéreraient la bête comme un dieu de la mer. Ils descendirent dans les eaux sombres du Goubet  une carcasse de chameau à l'intérieur d'une cage d'acier. Peu de temps après, ils remontèrent la cage mais celle-ci ainsi que le camélidé ont disparu. Il y a eu entre-temps quelques remous pour témoigner du drame. Cousteau aurait parait-il réussi à filmer le monstre. Il conserverait le document dans un coffre-fort, avec ordre de ne jamais le sortir. En effet, le film serait de mauvaise qualité et Cousteau craindrait pour sa réputation. Il aurait également écrit une brochure intitulée: la bête ou la chose "

En dehors de ce témoignage qui passa sur les ondes, il y a un mutisme complet sur le film et les articles liés.

Par contre, j'ai lu beaucoup de témoignages sur différents forums, dont souvent des militaires ayant été présent lors des passages de la Calypso ou des pécheurs fréquentant encore les eaux du Goubet.

 

Malgré la longueur de ce post, je ne peux m'empêcher de vous en livrer un:

 

"Bonjour.
J'ai entendu parler de l'expédition du Cdt Cousteau... J'étais à Djibouti d'octobre 1975 à janvier 1977.
Sa mission s'est effectuée pendant cette période, ainsi mes copains et moi avons été renseignés sur quelques détails liés aux expériences du Cdt. Nous étions logés à l'Ilot du Héron [j'ai aussi été détaché à la Légion - Ali sabieh, Wéa, Holl-Holl, Arta, Obock].
Je confirme ce qui est raconté dans les commentaires précédents, au sujet de cage en aluminium incassable avec des chameaux en appât, puis remontée à la surface complètement détruite, et qu'en conséquence il n'aurait pas attendu son reste... De même au sujet des raies mantas vues au Golf du Goubet, qu'un Hélicoptère aurait pu se poser sur la plus petite...


J'ai été en excursion à côté de l'Ile du Diable, précisément à l'endroit sur terre le plus proche. Nous nous y sommes baignés, du moins les plus courageux... C'était impressionnant! Une eau bleu foncé, profonde et sombre, impossible d'en voir le fond. - Anecdote vécue : j'étais opérateur radio en jeep, donc le dernier à me préparer pour me baigner ; tous les baigneurs formaient comme une ligne avant de se mouiller et , au premier pas, tous comme un seul se sont enfoncés dans la mer alors qu'ils étaient au bord. 


Curieux, je me suis approché et constatais qu'il n'y avait pas de fond dès le premier pas dans la mer. Il fallait plonger pour nager, et croyez-moi, après une ou deux brasses on remontait vite fait - c'était sans fond et sombre. Nous savions la présence de requins.
A proximité sur la gauche, au bord  d'un rocher,  j'ai plongé et je suis remonté d'un trait, car en fin de course j'étais nez à nez avec une tête de poisson qui m'a donné le frisson.


De surcroit, dans ce secteur il y avait des 'poissons pierres' au poison mortel. Cà été bon de se baigner, mais pas des longueurs. Nous étions conscients du contexte. Je vais vous dire, aujourd'hui, je me baigne tous les mois à Dinard (35), même en hiver, c'est un plaisir! Mais le jour où je me suis baigné au Goubet, ce jour-là j'ai senti que cet endroit était 'étrange', que ça respirait le 'danger', et cela dès en arrivant, surtout pas en conquérant..."


Comme le disait le commandant Cousteau :

" Mes amis, je crois que la mer nous réserve encore bien des surprises......." 

 

Sources: Article de la revue « Le monde de l’inconnu »/ Djibouti média / Wikipédia

 

 

 

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