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Les IrreverSEAbles: L’association citoyenne de Saint-Pierre !!!

L’association citoyenne de Saint-Pierre, en partenariat avec Sea Shepherd, les associations Vie Océane, l’ASESB et ACPEGES (mais qui est-ce ?) nous ont récemment délivré à grand renfort d’articles de presse et d’interventions télévisées une « Charte ».

Cette charte nous dit en substance que cette union d’associations écologistes est de tout cœur avec la Réserve marine, avec le programme CHARC, contre les méthodes létales pour les requins, pour une pratique responsable du surf, pour les moyens de prévention telles vigies, signalétique et surveillance (eut égard à l’activité économique liée au surf), et contre les rejets d’eaux usées… Un condensé de bonnes intentions en somme !

Le point 3 de leur charte a tout spécialement retenu notre attention. Il stipule que « Les méthodes létales chroniques ou ponctuelles de prélèvement à la côte ou au large visant à « sécuriser » les activités nautiques doivent être interdites, du fait de leur inefficacité, voire de leur dangerosité (faire croire aux usagers du milieu marin que le risque ‘requins’ aurait été significativement réduit voire éliminé du fait des prélèvements), et de leurs impacts délétères sur les écosystèmes ». Plus intéressant encore, leurs « affirmations » seraient corroborées par « de nombreuses études menées à Hawaï et en Australie ». Est ainsi cité le « Rapport du programme sur les filets de requin (protection pour les baigneurs en Nouvelle-Galles du Sud (en Australie) » (1).

Nous nous sommes alors penchés sur ce rapport qui est en fait une consultation publique sur les risques environnementaux pour la faune marine que représentent les filets disposés sur 51 plages de Nouvelle-Galles du Sud (l’Etat où se trouve la ville de Sydney). Or ses filets sont - n’en déplaisent à l’union d’associations écologistes semblant maitriser aussi mal l’anglais que le droit - un moyen de protection létal pour la faune marine (tortues, requins, dauphins, etc.) qui se prennent dans ces filets. La lecture de ce rapport est en revanche fort instructive puisqu’on y apprend que grâce à ces filets couplés à des clubs de sauveteurs et à des observations aériennes, il n’y a eu qu’une attaque mortelle en Nouvelle-Galles du Sud depuis 1937. Et dire qu’à la Réunion, les surfeurs trouvaient « normale » la moyenne d’une attaque par an, avant que les récents évènements n’élèvent cette moyenne à 3 attaques mortelles en 18 mois…

Continuons la lecture de ce rapport. Ce programme de Nouvelle-Galles du Sud indique clairement rechercher la sécurité du public tout en réduisant les impacts environnementaux (p. v) (ce qui implique qu’il y ait tout de même quelques impacts environnementaux). Ses objectifs affichés sont donc : « de réduire les risques d’attaques sur les surfeurs et les baigneurs » (à noter que surfeurs et baigneurs doivent faire preuve de plus de solidarité qu’à la Réunion..) ; « d’abattre les populations de grands requins agressifs » (jusqu’à preuve du contraire, c’est aussi une mesure létale…) ; et « de dissuader les grands requins de s’établir sur des territoires adjacents aux plages fréquentées par les baigneurs » (p. 4)…

Etrange qu’une union d’associations écologistes qui prône des mesures non létales pour les requins se prononce en faveur de la pose de filets comme moyen de sécurisation des plages. Incompétence ? Manipulation ? Ou les 2 réunis ? Si cette union trouve ne serait-ce qu’UNE référence relatant des pratiques concrètes, non létales et efficaces mises en place par un Etat pour prévenir le risque requin, qu’elle nous la fasse parvenir d’urgence, puisque une telle expérience n’existe pas à notre connaissance.

C’est donc sans dogmatisme que les IrreverSEAbles estiment que dans certaines situations, et particulièrement quand il y a mort d’homme, des méthodes létales pour les requins doivent pouvoir être employées, si elles s’avèrent efficaces. Une chasse au requin ponctuelle n’est cependant en aucun cas une mesure satisfaisante et durable. Les IrreverSEAbles s’interrogent et se mobilisent alors pour dénoncer TOUS les aspects à prendre en compte dans cette crise requin :
- L’urgence pour les usagers de la mer de revoir leurs pratiques et de ne pas se mettre à l’eau, conformément aux interdictions de baignade en vigueur ;
- Le besoin d’étudier ‘l’effet réserve’ en toute transparence ;
- Le besoin de considérer le possible effet de la ferme aquacole ;
- La nécessité de prendre en compte les rejets d’eaux usées ;
- Le besoin de prendre en compte des savoirs locaux des pêcheurs et usagers de la mer ;
- Le manque de transparence des résultats scientifiques, organigrammes et budgets du programme CHARC de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), de la Réserve marine, de la ferme aquacole, et des associations gravitant autour de ces institutions.
Mais il est certainement bon de rappeler que les IrreverSEAbles, contrairement aux associations de cette union écologiste, sont des citoyens indépendants ne jouant aucun rôle et ne recevant aucunes subventions de la Réserve marine ou autres institutions en présence…

Les IrreverSEAbles

(1) Report into the NSW Shark Meshing (Bather Protection) Program - Authors: Green, M., Ganassin, C. and Reid, D. D. - © State of New South Wales through NSW Department of Primary Industries 2009 - First Published March 2009 - ISBN 978 0 7347 1942 3

 

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