SCUBA - PHOTOGRAPHY

SCUBA - PHOTOGRAPHY

l'actualité sous-marine en image

Plongée de nuit à Carnon

Et bien voilà, l’article tant attendu est arrivé… Plongée-Carnon à fond !!

À la cantonade, la joyeuse équipe de Plongée-Carnon hèle les clients attablés aux restaurants du front de mer, visiblement surpris de voir ces hommes-grenouilles partir au large, dans leur embarcation. Il est 21 h passées, les derniers rayons de soleil rosissent le ciel et dame Lune est déjà entrée en scène.

« Qui va faire sa première plongée de nuit ? »

Le bateau se cale à quelque 300 m de Carnon, sur le célèbre site des Trois-Arches, habituellement destiné aux baptêmes. Un endroit peu profond, idéal pour la sécurité et normalement épargné par les filets des pêcheurs nocturnes. "Qui va faire sa première plongée de nuit ?", interroge Fred Maxant, le patron. Trois mains se lèvent sur la quinzaine de participants. "Je plonge souvent, j’en ai entendu parler et j’avais envie de tenter l’expérience", explique Laurent, manager de 30 ans.

 

Pour lui comme pour les autres, il s’agit au départ de rassurer tout le monde. Puis de montrer comment fonctionne la lampe qui va permettre de s’orienter sous l’eau, à la recherche de la faune.

 

« Certains ont fait leurs premières bulles ici. Ça foisonne de vie et de diversité, y’a des crabes, des poulpes et leurs prédateurs, comme le congre. N’éclairez pas de trop près les poissons qui dorment, vous allez les réveiller », enchaîne le gérant. « Et ne vous inquiétez pas : il faut quelques secondes d’acclimatation, vous vous sentirez mieux que la journée ! Vous allez voir, l’ambiance est très sympa."

 

À ses côtés, Pascalou, le moniteur spécialisé dans la biologie marine, décrit les espèces que l’on peut croiser. La sépiole par exemple, "une seiche miniature qui passe la nuit à chasser au-dessus du sable, l’animal estival par excellence et qui va s’enfouir pour vous échapper", s’enthousiasme-t-il.

La nuit est tombée, c’est l’heure de s’équiper, gilet, détenteur, bouteille, masque, etc... Puis de la mise à l’eau. On frissonne au début, on se colle à son binôme - celui qui partage la plongée - qu’il a fallu, au préalable, bien repérer pour ne pas le perdre et le confondre avec les autres ! Sous l’eau, entre 4 et 8 m, les yeux s’habituent un peu à l’obscurité. La lune, quasiment pleine cette nuit-là, aide aussi, lorsque l’on fait le noir complet en cachant la lampe.

 

Sensoriel : la sensation ressentie est juste. On passe par les failles rocheuses, puis des bancs de sables, on croise des étrilles (gros crabes) qui mangent, des congres impressionnants, tapis dans la roche pour mieux guetter leurs proies, des petits poulpes ou encore, effectivement, des dorades et autres poissons plats qui dorment sereinement...

 

Bien sûr, le mono trace le chemin que l’on serait incapable de parcourir tout seul ! Le temps passe vite et pourtant, tout le monde est resté une heure en immersion.

 

Alors, quelle impression ? « C’était top ! », sourit Laurent, les yeux brillants. « Le meilleur moment, c’est lorsqu’on éteint la lumière et qu’on regarde au-dessus de soi. T’es plus zen, tu te laisses porter, en apesanteur, juste seul au monde... »

 

Plongée-Carnon

Reservations au 06 03 48 52 16

Blog Stats

  • Total posts(469)
  • Total comments(390)

Forgot your password?