SCUBA - PHOTOGRAPHY

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l'actualité sous-marine en image

Plongée Vintage

Il y a quelques temps, j’ai publié un premier article sur les épaves accessibles au niveau 1.

Les commentaires ont été assez positifs car beaucoup pensaient que le simple fait de prononcer le mot épaves désignait les grandes profondeurs, (même si pour d’autres cela résonne autrement, mais je ne suis pas patron de bar, donc je ne peux pas vous dire…).

 

 

Un des lecteurs, Laurent Stievenazzo, qui après quelques échanges, m’envoie un mail en annotant l’article et dévoilant avec précision des informations sur des spots «épaves», toujours à -20m, qu’il avait l’habitude d’explorer.  

Aussitôt, on se contacte par téléphone pour approfondir le sujet, et me communique une «fulltitude» d’autres renseignements qui m’ont permis de vous proposer un second article sur le même sujet.

Très disponible, nous avons pu échanger sur nos passions communes, et il en vient à me parler d’un groupe qu’il a créé avec l’aide de quelques camarades, dont Patrice Strazzera, auteur de la série de livres «Le Sommeil Des Epaves».  

Quoi de plus sympa que de partager une passion avec d’autres passionnés ??

Là, chers lecteurs, je peux vous assurer que passion et passionnés sont bel et bien réunis. A l’issue de ses exégèses de plongeur chaleureux, il m’invita à une plongée organisée par ses soins, avec du matériel vintage !! Sourire aux lèvres car véritable addict des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication), je me suis empressé de découvrir ce groupe de plongeur « à la Cousteau ».

Télescopage des âges !!! Je tentais d’associer les images de la page Facebook du groupe aux documentaires de la Calypso que je magnifiais étant gamin. Des centaines de commentaires venant des membres de toute la France, de la Belgique, ou de Suisse. Une vraie chorégraphie de bonne humeur à chaque post édité sur leur page - ils sont vraiment très actifs et commente la moindre fiche technique ou un éclaté d’une pièce… « alors c’est un cerveau valve en 14 ; un ballon en 6 rien de plus simple pour un 2° étage.... » … Mais bien entendu, rien de plus simple !!!

Et oui, sur Plongée Vintage, si vous êtes comme moi, vous allez devoir déchiffrer des échanges de commentaire de ce genre, et vraiment c’est assez captivant !! J’irai même jusqu’à dire que le plongeur ‘’NextGen’’ que je suis, apprend sur le fonctionnement du matériel que j’utilise aujourd’hui.

Pour certain, adeptes de Fenzy, Mistral, Aquamatique, ou autre marque d’un autre temps, ils revivent leurs début de plongeurs et transmettent une vraie passion à leurs compagnon moins aguerris.

Et pour tous, ce sont des rêves d’enfants qui seront toujours proche de la surface.

Pour conclure, un petit récit que je vous invite à lire, celui de Yanis Efthimiopoulos, membre actif du groupe Plongée Vintage. Il n’a pas plongé le week-end dernier, mais il a survolé ses camarades du haut de la berge…

 

 

Sous l’eau...


« Nous nous sommes levés de bonne heure ce matin là, car je voulais assister au lever du soleil sur une jetée qui m’est aussi chère que délaissée depuis trop longtemps.
Il bruinait sur la Corbière endormie, et nous avons pris la route sinueuse qui mène au Sud, vers cette Catalunya magique dont j’aime tant parler la langue originelle. Chemin faisant, d 'innombrables anecdotes sous marines, heureuses pour la plupart, ont défilé dans ma tête, tandis que la radio dégueulait son lot d 'inepties plus ou moins harmonieuses, et que mon épouse s 'assoupissait....Nous n 'avons croisé que quelques norias de véhicules tout terrain chargés de chasseurs fluo montant au front le regard fermé et le menton pointé sur la Clape voisine, et un lièvre apeuré qui échappa au civet grâce à une nerveuse pirouette.
Le jour a fini par se lever, comme à regret, sous un ciel gris poussé par une brise de Sud-est chargée d’humidité, et le soleil ne daigna pas éclairer le superbe décor du lieu de cette rencontre dont je ne connaissais les acteurs que par la magie de l’informatique.
Saint-Cyprien, Argelès, Collioure et Port-Vendres dormaient encore, et le feu bâbord du port nous rappela le lieu exact de notre destination.
Un gros navire de croisière mouillé non loin de l’épave du Saint Lucien acheminait de pleines chaloupes d’amateurs d’exotisme vers les quais de mon Port-Vendres natal, et deux plongeurs sympathiques étaient déjà à pied d’œuvre, devant le Gibraltar abandonné, tentant vainement de faire sécher leurs combinaisons mouillées par une récente plongée nocturne. J’avoue avoir frissonné pour eux, car revêtir un néoprène humide est pour moi partie intégrante du long martyrologue des accidents de plongée.
Puis ils sont arrivés par petits groupes souriants, et j’ai retrouvé dans leur amicale connivence la pâte des plongeurs expérimentés qui éprouvent un plaisir simple et bon à se retrouver en évoquant les immersions passés, présente et à venir.
Ils ont fièrement exhibé du matériel dont le temps qui passe n’avait nullement terni l’aspect et l’efficacité, et j 'ai bien vu qu 'ils tentaient de rivaliser d 'originalité afin de revenir aussi loin que possible dans ce mundillo de la mer qui nous est si cher...
La plongée était prévue pour neuf heures, et c’est à onze heures qu 'ils se sont mis à l 'eau en longeant l 'ancien émissaire grâce auquel j 'avais jadis fléché tant de muges et de saupes quand il était en pleine éruption...
Détendeurs aux élégants tuyaux annelés, combinaisons aux coupes serrées, palmes à tuyères ou directement issues des de Corlieu et autres Navy, masques arrondis fils de squale, tubas en L sagement logés le long du couteau ou à travers la sous cutale...et surtout des sons familiers : avez vous déjà entendu l’écho du choc d 'un plomb de ceinture de lest sur une bouteille de plongée ? C’est le bel angélus du triton, et la vibration sonore d’une inspiration amplifiée par le volume comprimé d 'un bloc de plongée sonne comme l 'ouverture de Guillaume tell et constitue la plus solennelle des invitations à plonger.
Mon épouse, qui avait pourtant bien connu ce milieu, s’est immédiatement détendue et s’est comme moi gavée d’iode, de sourires et de souvenirs retrouvés car l’endroit nous était bien connu, et nombreux furent celles et ceux qui y apprirent à devenir poissons en ma compagnie...
Devrais-je vous avouer que j’ai été fortement tenté de vous rejoindre sur la chaudière et les tôles du Pythéas? J’ai eu le sentiment très net que mon regard en a été la preuve la plus éclatante...
Nous avons eu bien du mal à remonter sur terre et encore plus dans les terres...
Quand nous reverrons nous donc ?
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