SCUBA - PHOTOGRAPHY

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l'actualité sous-marine en image

Si vous tombez sur un requin pèlerin au large des côtes françaises...

Durant la période estivale, de très nombreux vacanciers et usagers de la mer seront présents sur le littoral français. Et un certain nombre d'entre eux sont susceptibles de rencontrer un requin pèlerin. Pouvant atteindre 12 mètres de long et peser 5 tonnes, il s'agit du plus gros poisson du monde après le requin baleine. Un géant inoffensif, puisqu'il ne se nourrit que de plancton. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'on le voit très régulièrement en surface. En effet, cet élasmobranche (poisson cartilagineux) gris-brun, aux grandes fentes branchiales, nage la gueule grande ouverte afin de filtrer l'eau et de récupérer un maximum de nourriture.

Basée à Brest, l'Association pour l'étude et la conservation des sélaciens (APECS) mène un programme de recensement et d'observation sur le requin pèlerin. Un programme national fondé sur la collaboration des usagers de la mer, qu'ils soient professionnels ou non. « Pêcheurs, plaisanciers, plongeurs, amateurs de paysages, représentent des observateurs potentiels de la vie marine. Observer un requin pèlerin est un évènement fortuit et rare, qui dépend de facteurs incontrôlables. Le nombre élevé des acteurs de la vie maritime permet de constituer un réseau d'observateurs intéressant », souligne l'association, qui fait appel au grand public, chaque été depuis 12 ans, pour l'aider dans l'observation de cette espèce menacée. « Depuis 1997, l'APECS recueille toutes les données émanant des usagers de la mer. Toutes les informations, recueillies chaque année depuis 15 ans, constituent un suivi environnemental de cette espèce. Ce suivi permet, sur le long terme, de suivre les grandes tendances et de pointer des événements exceptionnels. En contribuant à ce programme de sciences participatives, le grand public aide donc l'APECS à approfondir certaines questions : Où observe-t-on le plus d'individus ? Observe-t-on des pics d'observation durant la belle saison ? Quels individus composent les populations (taille, mâle ou femelle) ? S'agit-il des mêmes individus d'une année sur l'autre ? »

Un coup de fil ou un simple mail

Lorsqu'un requin pèlerin est observé, prévenez dès que possible l'association, par téléphone au 06.77.59.69.83 begin_of_the_skype_highlighting 06.77.59.69.83 end_of_the_skype_highlighting ou par mail à asso@asso-apecs.org. Si l'équipe de terrain se trouve dans le secteur à bord du pneumatique, elle pourra alors se rendre rapidement sur place afin de collecter diverses informations nécessaires pour améliorer les connaissances sur la biologie de cette espèce. Depuis le mois de mars, une quinzaine d'observations de requins pèlerins ont été signalées par des plaisanciers. C'est peu mais la météo n'a pas été favorable. L'APECS espère recevoir plus de signalements dans les prochaines semaines.
Si aucun scientifique de l'APECS ne peut se rendre sur les lieux, vous pouvez relever diverses informations. Notez la date, le lieu (point GPS si possible), l'heure, les conditions météorologiques, et toute autre observation intéressante sur le comportement du requin. Estimez la taille du requin, en la comparant par exemple à la longueur de votre embarcation. Et pour ceux qui ont le matériel nécessaire, photographiez l'aileron dorsal (les deux faces si possible). Certaines marques, constituant une véritable carte d'identité de l'animal, permettront de l'identifier.
Vous pouvez également consulter le site Internet de l'association (www.asso-apecs.org) pour enregistrer en ligne une fiche d'observation.

Evidemment, lors de l'observation, il faut prendre garde à ne pas perturber les animaux. Afin de minimiser le dérangement, l'APEC donne quelques conseils : « En présence d'un requin pèlerin, un code de bonne conduite est à adopter. Limitez la vitesse de votre embarcation à 6 noeuds, Prenez le temps d'observer la direction prise par le requin pour anticiper ses mouvements. Essayez de vous placer parallèlement à lui sans jamais lui couper la route. Si plusieurs bateaux sont présents, n'encerclez jamais le requin. Mettez le moteur au point mort si vous êtes à moins de 100 m du requin ».



 

Le requin pèlerin

Ce gros poisson cartilagineux se déplace seul, à deux ou en petits groupes. Son aileron dorsal et l'extrémité de sa queue dépassent de l'eau, les jeunes requins laissant également apercevoir le bout de leur museau. Pêché dans les eaux européennes de façon importante durant la deuxième moitié du 20ème siècle pour l'huile de son foie, le requin pèlerin est aujourd'hui une espèce considérée comme menacée. Depuis 2007, il est interdit de le pêcher et de le débarquer en Europe. En outre, les connaissances sur son mode de vie, sa reproduction, ainsi que la nature de ses déplacements sont peu nombreuses. C'est dans ce contexte que, depuis près de 15 ans, l'Association Pour l'Étude et la Conservation des Sélaciens (APECS) s'intéresse à cet animal. C'est au début de la belle saison, où les requins pèlerins pointent leur aileron, que l'APECS reprend son programme de recensement d'observations d'individus.

 

Source: Mer & Marine

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