SCUBA - PHOTOGRAPHY

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l'actualité sous-marine en image

Un poisson nommé Mulder !!

Vous rappelez vous des grands cercles et autres formes géométriques apparues dans les champs un peu partout dans le monde, en pleine saga X-Files, et dévoilé de façon amusée (ou pas…) dans les journaux TV ?

Le plus marrant était les différentes interviews faites dans les villages environnants, ou quelques «anciens» n’hésitaient pas à lâcher le morceau… « J’ai vu une grosse assiette lumineuse passer au dessus du village à 3h00 du matin (…) et elle est allée vers les champs là bas - Je me suis alors dirigé vers la lumière et quand je suis arrivé, elle est repartie comme un éclair »…

 

« La villageoise, ça déchire grave !! »

 

Alors que les explications les plus spectaculaires évoquent l’action d’extraterrestres qui auraient comme volonté de nous transmettre des informations, l’origine de ces réalisations martiennes interpelle tout le monde, y compris les scientifiques. En effet, la rapidité de ces réalisations, les traces de brûlures et ces impressionnants dessins portent à croire que la main de l’homme n’y est pour rien…

 

Face à l’étrangeté de cette œuvre planétaire, une drôle de science est née : la céréalogie. Dans les années 1990, il est apparu plus évident que certaines réalisations étaient bien humaines, et parfois revendiquées. C’est alors qu’est apparue la notion de « vrais cercles », à l’origine inconnue, et de « faux cercles », dessinés de main (et de pied) d’homme.

 

Tout ceci pour révéler une actualité sous-marine, dont les photos font le tour du monde actuellement.

Par 25 m de fond, au large de l’île Amami-Ōshima, loin au sud du Japon, Yoji Ookata a découvert des dessins circulaires sculptés dans le sable, à la symétrie à peu près parfaite et d’environ 2 m de diamètre.

 

Photographe professionnel du monde sous-marin, Yoji Ookata a voulu avoir le fin mot de l’histoire et s’est adjoint l’aide de collègues et d’une équipe de la chaîne de télévision japonaise NHK, qui en a d’ailleurs fait un documentaire, La découverte du siècle : le mystère des cercles sous-marins.

Ce n'est pas la première fois que des plongeurs tombent par hasard sur des étrangetés inconnues de la science. L'an dernier, Scott Gardner observait et filmait un poisson utilisant un outil.

 

Le créateur de ces œuvres sous-marines a rapidement été débusqué : c’est un tétrodon, un de ces poissons-globes qui se gonflent pour échapper à un prédateur. Ils recèlent souvent du poison et c’est à ce groupe qu’appartient le célèbre ''fugu'', prisé des Japonais malgré son poison mortel et qui impose un découpage très précis avant d’être consommé.

Connu également sous le nom de poisson-lune ou poisson-globe, il constitue un met d’exception au Japon. On sait les japonais grands amateurs de poisson, mais celui-ci présente une particularité unique : son foie, ses ovaires et ses intestins contiennent une neurotoxine du nom de tétrodotoxine qui provoque une paralysie foudroyante des systèmes respiratoire et nerveux, et comme il n’existe aucun antidote, son ingestion est inévitablement mortelle. C’est pourquoi seuls certains cuisiniers sont autorisés à préparer ce poisson après une formation culinaire qui ne dure pas moins de deux ans. Néanmoins, on compte régulièrement dans l’archipel quelques décès par consommation de fugu…

 

Le poisson réalise sa sculpture en nageant un peu sur le côté et en frétillant beaucoup. Le sable est creusé en un sillon tandis que se forment parallèlement des petites dunes. Les observateurs l’ont même vu croquant des petits coquillages pour en disposer les restes, comme pour souligner ses dessins !

Pour quels spectateurs est faite cette œuvre d’art ?

Pour les femelles de l’espèce, car l’auteur est semble-t-il toujours un mâle. Les observations ont montré que les sculptures ont d’autant plus de succès auprès des femelles que les dessins sont plus complexes. Si tout se passe bien, l’accouplement a lieu au centre du cercle et c’est là qu’incuberont les œufs.

 

Les dessins joueraient alors un double rôle, expliquent les observateurs de cet étonnant comportement. Les sillons et les bosses de sable limiteraient les mouvements d’eau et réduiraient le risque que les œufs se dispersent. De plus, les fragments de coquilles disséminés dans les couloirs de ce labyrinthe ne seraient pas là dans un souci d’esthétique mais pour nourrir les larves fraîchement écloses.

Voilà donc le mystère éclairci mais les zoologistes ont sans doute encore des questions sans réponse, peut-être, par exemple, la confirmation du rôle protecteur de ces structures fragiles ou encore le nombre d’espèces réalisant ce genre d’exploit artistique.

 

Et l’océan cache sans doute bien d’autres énigmes de ce genre !

 

Pour conclure ce post, je dois vous dire, qu’aujourd’hui…, j’ai vu un extraterrestre…

si si…regardez…. !!!

 

 

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